L’hypnose Ericksonienne est à l’origine des thérapies orientées vers la solution, basée sur la communication entre le conscient et l’inconscient, cette technique permet de mettre en place des changements de comportement durables et efficaces.

C’est une thérapie brève, c’est à dire une forme de psychothérapie limitée dans le temps, normalement une dizaine de séances maximum suffisent.

Les thérapies brèves sont nées aux États-Unis après la Seconde Guerre mondiale, parmi elles on y retrouve : l’Hypnose Ericksonienne, la thérapie stratégique et familiale, la Programmation Neurolinguistique, l’EMDR.

L’Hypnose Ericksonienne est aujourd’hui la forme d’hypnose la plus communément pratiquée. Quasiment tous les autres courants d’hypnose sont plus ou moins largement inspirés de l’Hypnose Ericksonienne.

Milton Erickson a marqué l’histoire de la psychothérapie et surtout introduit l’hypnose dans sa pratique.

L’hypnose ericksonienne s’adresse au conscient et à l’inconscient. Elle est basée sur une forme de communication indirecte, faite des suggestions invisibles par le conscient. Un des principes de base de l’hypnose ericksonienne est d’utiliser ce que le client apporte, c’est à dire ses caractéristiques psychologiques et sa vision du monde.

Le principe de base est d’établir une communication avec l’inconscient pour ensuite introduire des changements dans le fonctionnement même de l’inconscient. Il s’agit d’un processus interactif où le thérapeute réagit en fonction des réponses données par l’inconscient du client. Cela permet de traiter les problèmes directement là où ils se situent et de s’adapter aux besoins profonds du client.

L’hypnose permet de reprendre le contrôle sur soi : addictions, comportements…

Milton Erickson, né le 5 décembre 1901 à Aurum (Nevada) et mort le 25 mars 1980 à Phoenix (Arizona), est un psychiatre et psychologue américain qui a joué un rôle fondamentale dans le renouvellement de l’hypnose. Son approche innovante en psychothérapie repose sur la conviction que le patient possède en lui les ressources pour répondre de manière appropriée aux situations qu’il rencontre : il s’agit par conséquent d’utiliser ses compétences et ses possibilités d’adaptation personnelles.

Milton Erickson a marqué l’histoire de la psychothérapie et surtout introduit l’hypnose dans sa pratique. Atteint d’une grave poliomyélite à l’âge de dix-sept ans, Erickson, sur le point de mourir survit et se rééduque à l’aide de l’hypnose l’expérimentant sur lui-même, lors de sa rééducation. Il est considéré comme le père des thérapies brèves.

Le travail de Milton Erickson a marqué un tournant dans la pratique de l’hypnose. Sa pratique a défini une nouvelle approche thérapeutique, l’hypnose ericksonienne est essentiellement permissive, le client est placé au cœur de son changement car il possède dans son inconscient toutes les ressources nécessaires.

Le mot hypnose a été tiré du nom du dieu grec du sommeil « Hypnos ». Pourtant l’hypnose est tout sauf sommeil. L’hypnose est une discipline bien plus ancienne qu’on ne le pense. On retrouve déjà dans des tablettes en caractère cunéiforme de la civilisation Mésopotamienne (environ 3000 ans avant J. C.) des descriptions de guérisons par la parole. En Égypte ont été découvert des Hiéroglyphes décrivant des « temples du Sommeil » où des personnes souffrant de différents maux venaient pour guérir. Si l’hypnose est revenue sur le devant de la scène ces dernières années grâce aux découvertes en neurosciences, c’est en effet une discipline bien plus ancienne que la psychanalyse.

Si on conçoit l’hypnose comme un ensemble de techniques de communication, on peut faire remonter aux débuts de nos civilisations l’utilisation des premières techniques.

On peut retracer les origines lointaines de la pratique de l’hypnose chez les guérisseurs chamaniques ou même sur les peintures rupestres préhistoriques.

En tant que discipline, l’hypnose prend ses racines au 18èmè siècle avec Franz Anton Mesmer (c’est en hommage à ce médecin allemand que le Mesmer que nous connaissons aujourd’hui a choisi son nom de scène). Il est le premier à répertorier les phénomènes de transe les décrivant comme “Magnétisme animal”.

Des nombreux médecins s’emparent alors du sujet et lui donnent le nom d’hypnose au 19ème siècle. Les deux principaux acteurs de cette évolution sont le neurologue Jean-Martin Charcot qui exerçait à l’hôpital de la Salpêtrière et Hippolyte Bernheim à l’école de Nancy.

Freud, lui-même, étudiera et pratiquera l’hypnose durant dix ans avant de finalement fonder la psychanalyse.

À l’époque, l’hypnose souffre du manque de compréhension scientifique sur le fonctionnement du cerveau. Les scientifiques de l’époque sont alors incapables de démontrer l’existence au niveau neurologique de l’état hypnotique. Ce n’est qu’à la fin du 20ème siècle que les neuroscientifiques mettront à jour à l’aide de scanner l’existence de l’état hypnotique. Par ailleurs, à l’époque, on pense alors que seule une faible partie de la population est hypnotisable limitant largement la portée de l’hypnose. Incapable d’en comprendre le fonctionnement et de l’appliquer à tous, la plupart des médecins se détournent alors de l’hypnose.

Aujourd’hui, l’hypnose a de plus en plus une place de choix dans nos sociétés. Que ce soit au bloc opératoire où de plus en plus, les techniques d’hypno-sédation se substituent à l’anesthésie générale, à la maternité où de plus en plus, la péridurale s’efface au profit de l’hypnose ou dans la plupart des formes de coaching modernes qui empruntent de nombreuses techniques à l’hypnose.

L’état d’hypnose est un phénomène naturel et spontané. Dans la vie courante nous traversons tous des états proches de l’état d’hypnose. Il peut arriver que nous soyons en état d’hypnose plusieurs fois par jours déconnectés de notre environnement, par exemple lorsque l’on est complétement absorbé par quelque chose (un livre, un film…) ou bien quand notre esprit vagabonde (rêverie), on est dans la lune alors même que nous sommes occupés dans une activité : jogging, chemin habituel… Être totalement concentré et absorbé dans un film au cinéma, absorbé dans un jeu vidéo, conduire sans y penser sont des expériences de vie courante où le fonctionnement cérébral est de type hypnotique, et de tels états apparaissent dans de nombreuses circonstances de la vie où l’attention se focalise sur un objet, une action et où tout le reste de l’environnement échappe à la perception consciente.

Pendant l’état d’hypnose la personne reste consciente, entend et peut répondre aux questions. Elle reste totalement autonome de ses actes, mais cet état modifié de conscience permet à la personne guidée par le praticien de trouver en elle-même les ressources personnelles qui lui permettront de résoudre le problème justifiant sa demande d’aide. L’hypnothérapie depuis Milton Erickson, se fonde sur la richesse des ressources de la personne et la capacité qu’elle a de les mettre en œuvre pour résoudre son problème.

Cet état modifié de conscience (EMD) permet de communiquer directement avec l’inconscient.

Ce phénomène est utilisé dans un but thérapeutique. L’hypnose fait l’usage de la transe, qui peut être associée à une profonde relaxation (même si certaines transes peuvent être très énergiques!), permettant à l’esprit d’être plus réceptif aux changements. Cet état n’est pas un état de sommeil ni un état de réveil. C’est un état modifié de conscience. Contrairement aux mythes répandus sur l’hypnose, le sujet n’est pas du tout passif ou inconscient, mais au contraire son esprit est éveillé, aiguisé.

La plupart des gens pensent que les sujets hypnotisés sont incapables de contrôler leurs propres actions, bien au contraire! La réceptivité et l’acceptation sont des facteurs importants pour conduire une séance d’hypnose. Vous ne pouvez pas hypnotiser une personne qui ne veut pas être hypnotisée. (Du moins, pas avec les techniques classiques).

Bien que l’esprit soit ouvert pendant la transe hypnotique, l’inconscient du sujet ne saurait accepter une suggestion incompatible avec ses valeurs et ses croyances personnelles.

L’inconscient est cette partie de nous qui règle les apprentissages. Pendant notre enfance nous avons appris beaucoup de chose que nous faisons aujourd’hui inconsciemment : marcher, parler notre langue maternelle, etc.

Le travail en hypnose se fait au niveau des apprentissages inconscients et c’est pour cette raison que les possibilités sont presque infinies.

L’inconscient connait les capacités et les ressources de chacun et sait comment les utiliser pour permettre de:

  • Changer un comportement qui ne nous convient plus ou pas
  • Modifier la façon d’intégrer de nouvelles expériences
  •  Changer la perception d’expériences passées
  • Apprendre comment utiliser au mieux nos ressources existantes
  • Améliorer nos capacités d’apprentissage, etc.

 

Si vous le mettez dans le bon état de conscience il n’y a rien qu’un être humain ne puisse accomplir

Richard Bandler

L’AUTOHYPNOSE

Les techniques d’autohypnose sont des outils d’apprentissage comportemental, de gestion émotionnelle et de gestion de la douleur d’une grande efficacité.

Nous possédons tous cette capacité à entrer en hypnose et nous le faisons sans nous rendre compte de nombreuses fois dans une journée. C’est une fonction cérébrale naturelle qu’il suffit dans un premier temps de reconnaître, puis dans un deuxième temps d’apprendre à provoquer instantanément.

À la suite d’un accompagnement je vous proposerai de vous apprendre les différentes techniques vous permettant de vivre un état de transe hypnotique et de travailler par le biais de protocoles simples.

De plus en plus de personnes se servent de l’autohypnose pour se dissocier de douleurs psychologiques pour lesquels la médecine n’a pas toujours de solution satisfaisante : migraines, syndrome du côlon irritable, fibromyalgie, etc.

Les bienfaits de l’apprentissage de l’autohypnose dans d’autres domaines commencent à être reconnus. Il est possible de provoquer un état de concentration, ou la création d’un état dit ressources. L’apaisement produit par la transe est naturellement un excellent moyen de lutte contre certaines formes d’insomnies provoquées par un trop fort dialogue intérieur.